Premier aperçu du LiveWire S2 Alpinista : la moto sportive électrique de Harley défie la tradition

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Harley-Davidson ne s’est pas contenté de plonger les orteils dans la piscine électrique en 2019. Elle a construit une toute nouvelle île.

Sachant que les traditionalistes n’échangeraient pas leurs grondants V-twins contre une efficacité silencieuse, la marque Milwaukee a donné naissance à LiveWire. Un bras électrique dédié. Et hier soir, le quatrième modèle est tombé à Paris.

L’événement était censé avoir lieu à Los Angeles. Les incendies de forêt ont forcé un pivot vers la concession Tour Eiffel. Mais le résultat est le même. Une première mondiale pour le S2 Alpinista. Et cela ne ressemble en rien au bagger que vous voyez sur Main Street.

Une rupture radicale avec la ligne Heritage

Si vous plissez les yeux, vous remarquerez peut-être un ADN familier. Le phare rond. La transmission par courroie. Même les commandes au guidon et les rétroviseurs semblent appartenir à un Sportster.

Ne vous laissez pas berner. Le LiveWire S2 Alpinista est là pour se débarrasser de la peau du cruiser.

La conception donne la priorité à l’aérodynamisme et à l’esthétique du refroidissement plutôt qu’à la nostalgie. La batterie n’est pas cachée. Il est drapé d’ailettes de dissipateur thermique. Elles imitent les ailettes de refroidissement d’un moteur Harley classique, mais ici elles servent un objectif purement visuel. De construction? Non. Stylistique ? Absolument.

La répartition du poids raconte une autre histoire. Cet engin pèse près de 200 kg. Mais c’est plus léger. Pourquoi? L’énorme batterie est faible dans le cadre. Il occupe la majorité de l’architecture du châssis. Combiné avec de nouvelles roues de 17 pouces, le centre de gravité s’est effondré. Ce n’est pas un char. C’est un instrument de précision.

Des performances sans le chaos

La conduite traditionnelle implique d’embrayage, de changement de vitesse et de gestion de la chaleur. Le S2 Alpinista supprime ce rituel.

Oubliez le levier d’embrayage gauche. Oubliez le levier de vitesse au pied. Vous l’engagez comme un scooter ou un scooter performant. Tournez la bonne poignée. Aller.

Les chiffres ne mentent pas.
0 à 100 km/h : 3 secondes chrono.
Puissance : 84 chevaux.
Couple : 263 Nm.

Immédiat. Brutal. Silencieux.

Il existe quatre modes de conduite. Le mode standard apprivoise la surtension. Ensuite, il y a le mode « S ». Engagez cela et le vélo devient nerveux. Agressif. Il veut rompre la traction.

L’expérience du trajet

Qu’est-ce que ça fait réellement ?

Premièrement, l’absence de vibrations. Vos bras ne sont pas engourdis. Vos jambes ne cuisent pas en juillet. Le cockpit est cool. Calme.

Mais « calme » ne signifie pas « sûr ». La stabilité à grande vitesse est terriblement bonne. Le centre de gravité bas maintient le vélo collé au tarmac dans les virages. Vous ne combattez pas la machine. Vous le guidez.

“Pas de vibrations. Pas de bruit. Pas de surchauffe entre les jambes. Juste des accélérations douces et puissantes et une stabilité surprenante dans les virages.”

Harley voulait prouver qu’électrique ne veut pas dire ennuyeux. Le S2 Alpinista est la réponse. C’est sportif. C’est agressif. C’est distinct.

Est-ce suffisant pour convertir les puristes ? Probablement pas. Mais pour ceux qui privilégient le couple instantané et la précision de conduite plutôt que l’odeur de l’essence ? C’est une toute nouvelle bête.

Les lumières de la ville se sont estompées devant la concession de la Tour Eiffel. Le cavalier n’a pas regardé en arrière. Ils réfléchissaient déjà au prochain virage.

Agilité et géométrie urbaine adaptées à la ville

Vous contrôlez l’âme du S2 Alpinista via le groupe de guidon gauche. L’écran couleur circulaire de quatre pouces est votre centre de commande. Il affiche les données de trajet, vous permet de modifier les paramètres et exécute des diagnostics. Harley sait que c’est une machinerie urbaine. La géométrie reflète cela. Les angles d’approche se sont considérablement élargis par rapport aux générations précédentes. Vous pouvez l’incliner jusqu’à 52,1 degrés à gauche et 44,2 degrés à droite. L’antipatinage et l’ABS de LiveWire fonctionnent ensemble pour vous maintenir planté lorsque vous traversez les virages. C’est agressif. Il se déplace comme une moto de sport dans la circulation.

Vérification de la réalité de l’autonomie : efficacité urbaine par rapport aux limites des autoroutes

L’autonomie est l’endroit où se situe le compromis. En ville, la batterie parcourt un peu plus de 190 kilomètres. Sur autoroute, cela chute fortement à 113 kilomètres. La dynamique privilégie les courses urbaines courtes et percutantes. Les déplacements routiers sur de longues distances sont difficiles à justifier. La chimie de la batterie ne peut tout simplement pas gérer une charge à grande vitesse. Il faut attendre près de 80 minutes pour passer d’un état de charge de 20 % à 80 %. Une recharge rapide lors d’un voyage à travers le pays n’est pas une stratégie viable.

Pour la recharge à domicile, le vélo utilise une prise de type 2 située sur le flanc droit. Il s’agit de la même norme utilisée par de nombreuses voitures électriques. Le branchement sur une prise murale standard prend près de six heures. C’est suffisamment de temps pour dormir avec une charge complète. Mais cela signifie que vous ne pouvez pas compter sur le vélo pour une spontanéité spontanée et à long terme.

Tarification et options de votre trajet

Le prix s’aligne sur l’héritage de la marque Harley. Vous paierez 18 990 euros pour le niveau d’entrée S2 Alpinista. La palette de couleurs est sobre : noir et gris. Si vous souhaitez transporter du matériel ou vous protéger des éléments, vous pouvez opter pour des sacoches, des top cases ou un pare-brise. Ces accessoires augmentent le coût mais adaptent le vélo à vos besoins urbains spécifiques.

Pourquoi le S2 Alpinista convient au cycliste urbain

La question n’est pas de savoir si ce vélo peut aller vite. Il s’agit de savoir si cela convient à votre routine quotidienne. Le rayon d’action limité sur autoroute vous oblige à planifier. Vous ne pouvez pas le traiter comme un véhicule de tourisme à essence. Vous le traitez comme un navetteur haut de gamme qui se trouve être rapide. Les angles d’inclinaison le rendent amusant. Le temps de charge le rend pratique pour faire le plein pendant la nuit. C’est un outil spécifique pour un travail spécifique.

Si vous restez dans le rayon de l’autoroute de 113 kilomètres ou dans la limite de la ville de 190 kilomètres, le vélo brille. Il gère les virages avec précision. L’électronique vous protège. Si vous devez traverser un État, vous pourriez vous retrouver à attendre plus d’une heure devant les bornes de recharge. Cela change l’expérience. Cela oblige à un rythme plus lent. Certains coureurs aiment ça. D’autres non.

Les choix de conception vous indiquent à quoi Harley pense que ce vélo est destiné. Les commandes de gauche gardent votre main droite libre pour freiner. Le port de type 2 simplifie le chargement à domicile. Les angles inclinés invitent à l’agressivité. Ce n’est pas une moto électrique générique. C’est une déclaration. Le prix le confirme.