Jaecoo veut devenir propriétaire de votre allée.
Bien. Ou du moins la place de parking à côté de votre Range Rover. Ils lancent le Jaecoo 9. Il s’agit d’un SUV phare de six places destiné au Royaume-Uni. Il est basé sur le Chery Fulwin T11 et sur une architecture partagée du reste de leur gamme actuelle. Ce lancement est un test. Il teste la marque. Plus important encore ? Il teste si les acheteurs britanniques font suffisamment confiance à ce nouvel acteur pour remettre les clés du transporteur familial.
Regardez le T11 en Chine. C’est grand. Cinq virgule deux mètres de long. Cela rivalise avec un Range Rover à empattement long. Mais à l’intérieur ? Il y a de la place pour respirer. Sièges capitaine au deuxième rang. Deux autres derrière. Il est presque aussi luxueux que les poids lourds établis, sinon plus spacieux.
Côté design ? Familier. Avant l’arrivée de la version globale, l’ADN est visible sur le T11. Lattes verticales. Phares fins. Géométrie spécifique du pare-chocs inférieur. Vous connaissez le look.
Mais sous le bonget se cache la complexité.
Un système hybride à prolongateur d’autonomie. Il utilise le moteur quatre cylindres turbocompressé de 1,5 litre de Chery associé à un ou deux moteurs électriques. Envie d’une transmission intégrale ? Prenez la configuration à deux moteurs. Sur le cycle CLTC, connu pour être incroyablement généreux, il promet jusqu’à 136 miles d’autonomie électrique. Ce chiffre est impressionnant. C’est aussi optimiste.
Le groupe motopropulseur qui arrivera au Royaume-Uni reste un mystère. La réglementation est ici l’ennemi. Les normes Euro 7 sont strictes. Chery n’est pas le seul à faire face à un mur ; d’autres fabricants chinois trouvent ces configurations spécifiques de prolongateur d’autonomie difficiles à certifier.
Un SUV chinois peut-il vraiment ébranler la préférence britannique pour les marques traditionnelles ? Peut être. Peut-être pas.
Le labyrinthe réglementaire de l’Euro 7 pourrait bien être le premier véritable obstacle du Jaecoo avant qu’il n’atteigne un show car.
La question ne concerne pas seulement le matériel. C’est une question de timing. Il s’agit de savoir si le public achètera une marque avant de lui faire confiance.






























