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Ventes de véhicules électriques en France 2019 : Renault Zoe domine avec une hausse des immatriculations électriques de 29 %

Les chiffres sont là et ils témoignent d’une accélération de la transition verte en France. Le baromètre annuel de l’Avere, l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique, vient de publier son rapport pour 2019. Le chiffre phare ? 69 466 véhicules électriques légers ont été immatriculés à travers le pays l’année dernière. Cela représente une forte augmentation de 29 % par rapport à l’année précédente.

Ce n’était pas juste un incident mineur. Il s’agissait d’un changement structurel.

La décomposition de ce volume total révèle où se situe la véritable demande. Les voitures électriques particulières représentaient 42 763 unités. Les véhicules utilitaires commerciaux en ont ajouté 7 958 supplémentaires. Les hybrides rechargeables (PHEV) ont également joué un rôle majeur, avec 18 582 modèles immatriculés. Cette catégorie est particulièrement intéressante car elle montre des acheteurs couvrant leurs paris. Des modèles PHEV spécifiques dominaient ce segment. Le Mitsubishi Outlander a déplacé 3 131 unités. La Mini Countryman suit avec 1 929 ventes. Le Land Rover Range Rover n’était pas loin derrière, avec 1 917 immatriculations.

Les deux-roues ont également connu une croissance explosive. Les motos et scooters électriques ont bondi de 43 %, avec 13 965 unités en circulation.

Le roi inébranlable du VE français

Si vous regardez le segment des voitures électriques particulières, un nom se démarque des autres. La Renault Zoé reste indomptable. Ce n’est pas seulement une victoire ; il possédait le marché.

En 2019, la Zoé a obtenu 18 817 inscriptions. Cela représente une augmentation de 10 % d’une année sur l’autre. Mais c’est l’ampleur de sa domination qui compte. Ce modèle unique représentait 44 % de toutes les immatriculations de véhicules électriques particuliers en France. C’est la réponse définitive à la question de savoir quelle voiture électrique est la plus populaire en France.

Les concurrents ont dû se battre pour chaque centimètre carré. La Tesla Model 3 a remporté la deuxième place. Il a déplacé 6 455 unités. C’est un chiffre respectable, surtout pour une marque haut de gamme, mais il montre à quel point le leader du marché de masse est loin derrière.

La Nissan Leaf complète le trio de tête. Il a enregistré 3 738 unités.

Pourquoi ces chiffres sont importants

Il ne s’agit pas seulement de mesures vaniteuses. La structure de ces chiffres de ventes explique l’état du marché. La force du segment PHEV suggère que l’anxiété liée à l’autonomie est toujours très réelle pour les acheteurs traditionnels. Ils veulent des capacités électriques mais ne sont pas prêts à s’engager pleinement dans une infrastructure de recharge purement électrique.

Pourtant, le segment des véhicules électriques purs connaît une croissance plus rapide en termes de pourcentage pour les véhicules utilitaires et les deux-roues. La part de marché de 44 % de la Zoé montre qu’il est encore possible qu’une seule marque capte près de la moitié du marché. Cela place également la barre plus haut pour tout le monde.

La deuxième place de la Tesla Model 3 est remarquable. Cela prouve que les marques haut de gamme peuvent gagner du terrain sans sacrifier entièrement les prix. Mais avec 6 455 unités, elle évolue dans une ligue différente des 18 817 de la Zoé.

La position de la Nissan Leaf en troisième position indique que les premiers utilisateurs sont toujours fidèles aux plateformes établies. Cependant, l’écart entre le deuxième et le troisième est plus grand que l’écart

La France a glissé à la troisième place dans la course européenne aux infrastructures de recharge l’année dernière.

Ce n’était pas un effondrement. Mais c’était une goutte.

Début 2020, le pays comptait 28 666 points de recharge. Juste derrière, l’Allemagne avait pris les devants. Fin 2018, les deux pays étaient au coude à coude. Berlin a ensuite ajouté 8 693 nouveaux points. La France a ajouté 3 886. L’écart s’est creusé instantanément.

L’Allemagne se situe désormais bien au-dessus de Paris dans le classement.

Les Pays-Bas détiennent toujours la couronne.

Ils ont ajouté 14 099 points l’année dernière seulement. Leur total s’élève désormais à 50 415. C’est une énorme avance.

Ensuite, il y a le Royaume-Uni.

Ils ont bougé vite. Ils ont ajouté 11 417 points. Leur total est de 27 719. Ils pèsent désormais sur la France.

“La France n’a ajouté que 3 886 points alors que ses voisins ont doublé ou triplé ce chiffre.”

Pourquoi l’Hexagone est-il à la traîne ?

Le calcul est simple. Le taux de croissance a été plus faible que partout ailleurs en Europe.

L’Allemagne rattrape rapidement son retard. Le Royaume-Uni se rapproche. Les Néerlandais s’éloignent.

La France n’a pas arrêté de construire des chargeurs. Il n’en a tout simplement pas construit suffisamment.

Le résultat ? Une troisième place dans un continent en marche vers l’électrification.

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