On dit que rien n’est réel à Hollywood. Mais lorsqu’une voiture percute un mur de briques ou plane au-dessus d’un gratte-ciel, il faut se demander : s’agit-il d’une supercar valant plusieurs millions de dollars ou d’une coque en fibre de verre enveloppée de tôle ?
Certains véhicules laissent le cadre intact. D’autres en paient le prix ultime, dégringolant des falaises ou explosant en flammes. La question persiste toujours. Ont-ils vraiment détruit un véritable atout ? Ou ont-ils simplement construit une copie convaincante ?
Parfois, le déguisement est si bon qu’on ne peut pas le dire. Voici la répartition. Vrai ou faux. Argent gaspillé ou argent économisé.
Loup de Wall Street Lamborghini Countach : RÉEL
Il est facile de supposer qu’un film sur l’excès le simulerait également. Pas avec Jordan Belfort.
Le personnage drogué de Leonardo DiCaprio ne se contente pas de conduire une Lamborghini Countach Bianco Polo aux spécifications américaines pour le 25e anniversaire. Il le détruit. Dur. Dans les voitures. Voiturettes de golf. Panneaux indicateurs. Les neuf mètres au total.
La production avait de l’argent. Beaucoup. Des rumeurs circulaient selon lesquelles le financement du film provenait d’un blanchiment d’argent lié au scandale des fonds souverains de la Malaisie. Que ce soit vrai ou non, le studio n’avait clairement pas prévu de budget.
La Countach a survécu assez longtemps pour être mise aux enchères. En 2023. Le châssis accidenté s’est vendu pour 1,65 million de dollars. Ce n’est pas un faux. C’est un reçu.
Miami Vice Ferrari 365 GTS : FAUX
Les années 1980. Lunettes de soleil. Vestes en cuir serrées. Des détectives criminels patrouillant à Miami dans une 365 GTS Spyder de 1972.
C’était magnifique. Il s’agissait en fait de deux Chevrolet Corvette. Modèles C3. Spécifiquement modifié pour ressembler à une Ferrari.
Pourquoi faire semblant ? Peut-être le coût. Peut-être l’accès. La vérité importe moins que le résultat. Les vraies Ferrari sont restées en sécurité. Les Corvettes conduisaient. Ensuite, ils ont fait exploser.
Attendez. Ils ne les ont pas fait exploser.
Les Corvettes ont survécu. Ils sont allés directement vers un autre film. Puis ils furent laissés dans un désert pendant vingt ans. Deux décennies. Rouille. Abandonné. Pendant ce temps, Ferrari North America était furieuse. Leur marque, utilisée comme accessoire Chevrolet.
Pour remédier au désastre des relations publiques, Ferrari a fourni gratuitement deux nouvelles Testarossa blanches de 1986. Gratuit. Pour le reste de la série. Une meilleure solution que de planter des Corvettes ? Discutable. Mais cela a sauvé l’image.
Retour vers le futur DeLorean : RÉEL (principalement)
88 miles par heure. Condensateur de flux. 1,21 gigawatts.
La DeLorean DMC-12 est emblématique. Il ne s’est pas bien vendu dans les showrooms. Il s’est vendu à guichets fermés dans l’histoire du cinéma.
Six voitures ont été utilisées pendant la production. Pas un. Six.
- The A Car : Tournage principal. Conduit les scènes.
- La voiture B : Détruite par un train. Fumée et métal. Disparu.
- La voiture C : Coupée en deux. Utilisé pour les prises de vue intérieures où le côté conducteur est visible mais où le moteur ne gêne pas.
- Coques en fibre de verre : Pour les séquences de vol et d’atterrissage. Plus léger. Moins cher. Moins dangereux.
Tout n’était pas du vrai acier. Mais les véhicules de base ? Réel. Du vrai acier. Une véritable ingénierie. Juste modifié pour la caméra.
“La DeLorean n’avait pas besoin d’être rapide. Il lui fallait juste avoir l’air rapide.”
La journée de congé de Ferris Bueller sur Ferrari 250 GT : FAUX
La caméra fait un panoramique. La voiture hurle. Par la fenêtre, ça passe. En bas du ravin. Dans les arbres.
Le temps semble s’arrêter. Nous nous attendons à ce que l’épave devienne une légende. Une California Spyder 250 GT de 1965. L’une des voitures les plus précieuses au monde. Une seule unité vendue pour 17 millions de dollars en 2024.
Ont-ils vraiment jeté une voiture à 17 millions de dollars ? Non.
Modena Designs a construit des répliques. Quatre d’entre eux. Au moins.
- Un pour le trajet.
- Un sans moteur. Aucune transmission. Juste la coque. C’est celui qui est descendu dans le ravin. Plus facile à nettoyer. Moins de débris.
- D’autres pour des sauvegardes ou des prises de vue détaillées.
L’épave qui s’est écrasée ? Restauré. Vendu. Pour 337 500 $. Une fraction de la valeur réelle. Mais ça reste un joli quart de million. Ce n’est pas exactement un « faux » au sens bon marché du terme. Juste une police d’assurance intelligente.
2 Fast 2 Furious Nissan Skyline : RÉEL
La franchise a déménagé de Los Angeles à Miami. Et les voitures ont changé aussi.
Entrez dans la Nissan Skyline R34 GT-R. Violet. Moteur Boxer. Transmission intégrale. Iconique.
Celui-ci était réel. Pas de fibre de verre. Pas de fondements Chevrolet. Une véritable R34 GT-R. Modifié, bien sûr. Des échanges de moteur se produisent. La peinture change aussi. Mais les os ? Véritable ingénierie Nissan.
Les cascadeurs l’ont poussé. Dur. Il a survécu au tournage. Contrairement aux Ferrari et Lamborghini des scènes précédentes, l’héritage de la Skyline n’était pas dans les décombres. C’était dans le rugissement.






























